Présentation de la FCPE

La FCPE défend :

La coéducation
Une école laïque, 
L'égalité des chances,
Le droit à la réussite scolaire et à l'insertion professionnelle de tous les jeunes, 
Une école qui forme des jeunes prêts à prendre leur place dans la société en citoyens, 
Des rythmes scolaires adaptés,
La lutte contre l'échec scolaire, 
Une école qui favorise l'épanouissement de la personnalité de l'enfant, 
Le droit à l'éducation et à la formation, 
Les droits des enfants et des jeunes, 
L'accès à la maternelle à 2 ans

 

Pourquoi se fédérer ? Etre ensemble, plus forts.

Etre en capacité de rendre des services efficaces aux parents
Toujours plus informés, plus vigilants et réactifs
Mieux organisés et donc plus efficaces
Bénéficier de formations, de soutiens, de conseils juridiques ou techniques
Disposer d'une aide logistique,
Mutualiser les expériences
Etre un interlocuteur reconnu des instances nationales,
Etre consultés par les pouvoirs publics

 

Les VALEURS de la FCPE

 

La FCPE revendique un service public de l'éducation laïque, gratuit et accessible à tous qui doit accompagner tous les enfants vers le statut de citoyen. C'est sur ces valeurs qu'elle a bâti son projet éducatif .

 

LA LAÏCITÉ

« École, Laïcité, République» : dans ces trois mots la FCPE puise son origine, son histoire et son identité.

Pour les parents de la FCPE, la laïcité, principe fondamental inscrit dans la Constitution de notre République, se définit comme un humanisme généreux d'égalité, de liberté, de fraternité, de tolérance et de respect, visant à l'universalité. Elle s'applique à toute forme de pensée, qu'elle soit religieuse, politique ou philosophique et non simplement par rapport aux églises.

Elle se fonde sur le respect de l'individu, porteur de sa liberté et de ses droits propres ; personne ne pouvant décider pour lui ou s'exprimer en son nom sans son accord.

La FCPE entend que ce principe de laïcité s'étende et s'applique à l'ensemble du territoire, conformément aux lois de la République, rappelées dans le Préambule et l'article 2 de la Constitution, qui stipulent "l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque, à tous les degrés, est un devoir de l'État", "la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale".

LA CITOYENNETÉ

La citoyenneté se construit progressivement par l'acquisition de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être. C'est par le développement de l'esprit critique, de l'écoute et du sens du respect de l'autre, de l'autonomie, de la solidarité, de la responsabilité que l'école éduque à la citoyenneté. Celle-ci n'est pas enseignée seulement sous la forme d'un cours. Elle ne se rattache à aucune discipline particulière, mais imprègne tout le dispositif éducatif. Elle est mise en avant à tout moment, et en tout lieu de la vie de l'enfant, dans l'école et au dehors, en chaque occasion propice, et dans des situations spécialement aménagées dans les établissements.

En considérant dans la pratique quotidienne, l'enfant et le jeune comme acteurs à part entière, l'école, au-delà des concepts enseignés, remplira sa mission d'éducation à la citoyenneté.

Le comportement et les pratiques éducatives des adultes restent la référence de toute démarche d'éducation à la citoyenneté, telle que nous la concevons.

Cependant, si l'école a un rôle essentiel dans cet apprentissage, elle n'est pas seule à intervenir. La famille a, elle aussi, un rôle important à jouer. Elle est le premier lieu de la transmission des valeurs, de l'apprentissage du respect d'autrui et de la socialisation de l'enfant. Toutes les structures, qui accueillent l'enfant et le jeune, y contribuent également.

 

LE SERVICE PUBLIC

La FCPE réaffirme le rôle essentiel du service public dans un monde régi par les lois du marché, dans une Europe où la France fait figure d'exception. Le service public permet d'assurer l'égalité d'accès de tous les citoyens à la santé, à l'éducation, à la justice, à la culture, aux transports..., en tout point du territoire métropolitain et, d'outre-mer.

Le service public d'éducation ne peut exister sans idéal de démocratie, sans égalité des droits des citoyens et des élèves, sans volonté d'émancipation, sans transmission de valeurs. C'est une question de société, qui engage tous les citoyens au-delà des spécialistes de l'éducation.. Elle nécessite l'expression de tous.

Son maintien et son développement, exigent la mise en œuvre d'une politique d'aménagement du territoire audacieuse, cohérente, novatrice et concertée, à l'initiative de l'État, garant de l'intérêt général.

L'État a l'obligation de permettre l'accès de tous à l'école publique par l'ouverture et le maintien d'écoles et d'établissements partout sur le territoire, le développement du service public d'éducation dans les zones défavorisées, et la modernisation de l'école en milieu rural.

Sur la question du choix de l'établissement, la FCPE se prononce en faveur de la sectorisation utilisée comme outil du service public et garante du respect du principe d'égalité de droit et d'accès à tous, sans discrimination. La sectorisation doit tenir compte des réalités du terrain. Elle implique la concertation avec les parents sur la définition des secteurs scolaires.

L'Etat a l'obligation d'apporter à tous les jeunes les savoirs et les compétences nécessaires pour qu'ils construisent leur propre identité, leur parcours professionnel, social et culturel, qu'ils accèdent à une citoyenneté pleine et entière.

L'ÉGALITÉ ET LA GRATUITÉ

L'école publique a, dès sa création, été conçue comme devant être obligatoire et gratuite.

« La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de L'Etat».Préambule de la Constitution de la Ve République.

«Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances :

a) Ils rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous ;

b) Ils encouragent l'organisation de différentes formes d'enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées telles que l'instauration de la gratuité de l'enseignement et l'offre d'une aide financière en cas de besoin». Convention internationale des Droits de l'Enfant.

«La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement». Préambule de la Constitution de la Ve République.

La FCPE adhère à ces principes fondateurs, elle entend qu'ils demeurent vivants et s'appliquent pleinement.

Dans une période marquée par des inégalités sociales grandissantes, bon nombre de familles ont des difficultés à faire face aux dépenses qui leur sont imposées pour l'éducation de leurs enfants. La gratuité est plus que jamais une des conditions de l'égalité et donc de la réussite de tous.

La FCPE constate un recul significatif de la gratuité de l'école publique et une dérive insidieuse vers une école inégalitaire par l'argent, dus en particulier à l'insuffisance des financements publics pour prendre en compte les évolutions du système éducatif et de la société. La prolongation des études bien au-delà de l'âge de la scolarité obligatoire, les nouvelles conceptions de la mission de l'école, de l'acte éducatif et des pratiques pédagogiques avec l'ouverture de l'école sur son environnement, le développement des activités culturelles, sportives, des classes de découverte, des séjours linguistiques, la généralisation de l'alternance dans le cadre de la formation professionnelle, la mise en place des projets d'aménagement du temps de l'enfant..., sont autant d'éléments qui nécessitent moyens trop souvent transférés à la charge des parents

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